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	Commentaires sur : PRESSE &#8211; Accidents mortels à répétition : quand l’agro-industrie joue avec la vie de ses techniciens cordistes	</title>
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	<description>Intérimaires, embauché(e)s, indépendant(e)s : lutte, entraide, partage d&#039;infos et témoignages</description>
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		Par : Un cordiste intérimaire		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Un cordiste intérimaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jul 2018 15:46:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Comme pour pleins d’autres d’entre nous, l’histoire de Quentin m’a touché au plus profond. Cette histoire de jeune gars, qui se galère pour passer sa formation. Qui, tout content de l’avoir en poche, s’empresse d’aller s’essayer à ce nouveau métier. Cette histoire de débutant à qui on propose d’aller faire sa premier mission en descendant dans un silo à un tarot à peine plus haut que le SMIC. Cette histoire de chantiers où le rendement prime sur la sécurité.
Tout ça, ça me touche au plus profond.

Un peu comme lui, mes premières missions je les ai faites à astiquer des silos. Tout droit sorti de formation, j’ose à peine demander « mais en fait, si vous devez me sortir de là, on fait comment ? ». Ben en fait c’était pas prévu… Et plus tard j’apprendrais que cette entreprise (Carrad service) dans laquelle j’ai commencé c’était la même qui avait envoyé au casse pipe Arthur et Vincent à peine trois ans plus tôt à Bazancourt eux aussi. Et des histoires comme ça, on est plein à en avoir et c’est inacceptable.

Comme pleins d’autres boîtes, Carrad se fait du blé sur notre dos, a déjà envoyé deux collègue à la mort et malgré cela, les règles élémentaires de sécurité ne sont même pas appliquées.

Je le dis et le redis, dans cette profession (comme dans d’autres), si les normes de sécurités sont largement insuffisantes et très souvent négligées pour des raisons évidentes de rentabilités, le problème vient aussi de la pression au rendement.

Pour Quentin, Arthur et Vincent, l’ouverture accidentelle de trappes est visée comme la cause de leur décès. Des mesures de consignations aurait pu être des outils pour éviter ces accidents. Mais à mon sens, la cause vient d’ailleurs. Comment se retrouve t’ont avec ces deux opérations faitent en même temps (décolmatage du silot par des cordistes à l’intérieur et vidange de ce dernier par des agents de l’usine) ? À mon sens, la cause principale, reste la pression au rendement. Faire toujours plus de choses avec des délais toujours plus courts. Le tout pour toujours plus de bénéfices. Et lorsqu’en tant que travailleur on accepte de se plier à cette logique, en plus de l’épuisement, ce sont les accidents qui sont à la clé.

Si nos multiples employeurs (boîtes intérim, entreprises utilisatrices, sites d’intervention) arrivent à ce que ces pressions au rendement soient suivies d’effet c’est avant tout parce qu’elles ont le rapport de force en leur faveur.
Parce que nous sommes tous plus ou moins des travailleurs précaires et isolés les uns des autres.
Parce que quand on est isolé et mis en concurrence avec les autres collègues de boulot c’est bien plus difficile de refuser de soumettre aux injonctions de nos patrons.
Et parce que la lutte et la solidarité face à nos employeurs est malheureusement loin d’être monnaie courante.

Collectivement, en tant que travailleurs, nous serions suffisamment forts pour refuser ces multiples pressions, voilà qui donnerait moins de probabilité à ce que de tels accidents ne se reproduisent.

Dans la logique actuelle, il n’y a malheureusement aucune raison pour que de tels accidents ne se reproduisent pas.
Si lors de tels accidents, jusque dans la moindre petite boîte de travaux en hauteur, nous serions capables de nous mettre en grève ne serait ce qu’une journée, voilà qui aurait un effet non négligeable sur les économies de nos employeurs.
Ces derniers ne connaissant pour seul langage que leur porte-feuille, c’est à mon sens vers ce type de solidarité que nous devons aller.

Que l’on soit cordistes, plombier, femme de ménage, ... au boulot, face à nos patrons, faisons de la solidarité autre chose qu’une simple formule.

Courage à toutes et à tous

Un cordiste intérimaire]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme pour pleins d’autres d’entre nous, l’histoire de Quentin m’a touché au plus profond. Cette histoire de jeune gars, qui se galère pour passer sa formation. Qui, tout content de l’avoir en poche, s’empresse d’aller s’essayer à ce nouveau métier. Cette histoire de débutant à qui on propose d’aller faire sa premier mission en descendant dans un silo à un tarot à peine plus haut que le SMIC. Cette histoire de chantiers où le rendement prime sur la sécurité.<br />
Tout ça, ça me touche au plus profond.</p>
<p>Un peu comme lui, mes premières missions je les ai faites à astiquer des silos. Tout droit sorti de formation, j’ose à peine demander « mais en fait, si vous devez me sortir de là, on fait comment ? ». Ben en fait c’était pas prévu… Et plus tard j’apprendrais que cette entreprise (Carrad service) dans laquelle j’ai commencé c’était la même qui avait envoyé au casse pipe Arthur et Vincent à peine trois ans plus tôt à Bazancourt eux aussi. Et des histoires comme ça, on est plein à en avoir et c’est inacceptable.</p>
<p>Comme pleins d’autres boîtes, Carrad se fait du blé sur notre dos, a déjà envoyé deux collègue à la mort et malgré cela, les règles élémentaires de sécurité ne sont même pas appliquées.</p>
<p>Je le dis et le redis, dans cette profession (comme dans d’autres), si les normes de sécurités sont largement insuffisantes et très souvent négligées pour des raisons évidentes de rentabilités, le problème vient aussi de la pression au rendement.</p>
<p>Pour Quentin, Arthur et Vincent, l’ouverture accidentelle de trappes est visée comme la cause de leur décès. Des mesures de consignations aurait pu être des outils pour éviter ces accidents. Mais à mon sens, la cause vient d’ailleurs. Comment se retrouve t’ont avec ces deux opérations faitent en même temps (décolmatage du silot par des cordistes à l’intérieur et vidange de ce dernier par des agents de l’usine) ? À mon sens, la cause principale, reste la pression au rendement. Faire toujours plus de choses avec des délais toujours plus courts. Le tout pour toujours plus de bénéfices. Et lorsqu’en tant que travailleur on accepte de se plier à cette logique, en plus de l’épuisement, ce sont les accidents qui sont à la clé.</p>
<p>Si nos multiples employeurs (boîtes intérim, entreprises utilisatrices, sites d’intervention) arrivent à ce que ces pressions au rendement soient suivies d’effet c’est avant tout parce qu’elles ont le rapport de force en leur faveur.<br />
Parce que nous sommes tous plus ou moins des travailleurs précaires et isolés les uns des autres.<br />
Parce que quand on est isolé et mis en concurrence avec les autres collègues de boulot c’est bien plus difficile de refuser de soumettre aux injonctions de nos patrons.<br />
Et parce que la lutte et la solidarité face à nos employeurs est malheureusement loin d’être monnaie courante.</p>
<p>Collectivement, en tant que travailleurs, nous serions suffisamment forts pour refuser ces multiples pressions, voilà qui donnerait moins de probabilité à ce que de tels accidents ne se reproduisent.</p>
<p>Dans la logique actuelle, il n’y a malheureusement aucune raison pour que de tels accidents ne se reproduisent pas.<br />
Si lors de tels accidents, jusque dans la moindre petite boîte de travaux en hauteur, nous serions capables de nous mettre en grève ne serait ce qu’une journée, voilà qui aurait un effet non négligeable sur les économies de nos employeurs.<br />
Ces derniers ne connaissant pour seul langage que leur porte-feuille, c’est à mon sens vers ce type de solidarité que nous devons aller.</p>
<p>Que l’on soit cordistes, plombier, femme de ménage, &#8230; au boulot, face à nos patrons, faisons de la solidarité autre chose qu’une simple formule.</p>
<p>Courage à toutes et à tous</p>
<p>Un cordiste intérimaire</p>
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