
Jeudi 12 novembre dès 14h, la société Cabestan et plusieurs agences d’intérim seront jugées par le conseil des prud’hommes d’Évry-Courcouronnes (Île-de-France). Après y avoir subi en 2023 des conditions de travail similaires et déplorables, quatre cordistes intérimaires ont décidé de saisir ensemble le tribunal. Soutenus par le syndicat Solidarité Cordistes, et représentés par l’avocate Sylvie Assoune, ces quatre collègues tenteront d’y faire reconnaître les nombreuses et récurrentes violations d’obligations légales par Cabestan : recours abusif à l’intérim, non respect des règles de sécurité spécifiques aux travaux sur cordes (supervision, procédure de sauvetage, note de calcul des points d’ancrage), sanction consécutive à l’exercice du droit de retrait et autres manquement aux obligations de sécurité, défaut de paiement des salaires et des frais de déplacement…
Depuis de nombreuses années, les retours négatifs de collègues cordistes ayant travaillé pour Cabestan s’accumulent. Sur les réseaux sociaux, mais aussi auprès de l’association Cordistes en colère cordistes solidaires et du syndicat Solidarité cordistes.
Tristement connue comme le loup blanc dans la profession de cordiste.
Peut-être l’entreprise la plus citée lorsqu’on demande aux collègues d’évoquer leurs pires expériences de travail. Tristement connue aussi pour ses multiples accidents, dont le décès d’un collègue sur un chantier en Guyane en juillet 2016.

























