RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN À FANNY

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DÈS 8h30 :
RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN à Fanny
au Pôle social du tribunal Judiciaire de Reims (place Myron Herrick)

En mars 2012, Arthur Bertelli et Vincent Dequin perdaient la vie ensevelis sous des tonnes de sucre au fond d’un silo de l’usine Cristal Union à Bazancourt, dans la Marne.
Plus de 12 ans plus tard, l’interminable parcours judiciaire n’est toujours pas clôturé.
Après deux reports en novembre et janvier dernier, ce 12 avril 2024, se tiendra le volet civil, avec la demande de reconnaissance de la faute inexcusable de la chaîne d’employeurs ayant envoyé ces cordistes à la mort.
Fanny était la compagne de Vincent.
Fred est un rescapé de l’accident. Aux côtés d’Arthur et Vincent, il était aussi au fond du silo et s’en est sorti in-extremis.
Après avoir été condamnées pour homicides involontaires par la Cour d’appel de Reims, les sociétés Cristal Union et Carrard Services seront jugées au côté de la société SETT intérim qui était l’employeur direct des cordistes.

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INFO DE DERNIÈRE MINUTE :
L’audience du 12 avril ne traitera finalement que du préjudice de Fanny.
Pour Fred, il faudra attendre le 24 mai 2024 pour ce soit jugé par le Pôle social de la Moselle.

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Le 24 novembre 2023 devait se tenir l’audience au Pôle social de Reims en vue de reconnaître la faute inexcusable des employeurs dans le cadre de l’accident ayant coûté la vie à Arthur et Vincent. Malgré un report de l’audience ce jour-là, plusieurs membres de l’association Cordistes en colère cordistes solidaires étaient reçus dans les studios de la radio rémoise Radio Primitive.

Durant une heure d’émission, Frédéric, Fanny, Frédérique, Éric et Greg sont revenus sur l’interminable parcours judiciaire ayant suivi ces accidents et sur les enjeux de cette audience à venir au Pôle social de Reims.

Au menu aussi, les activités de l’association et la sortie du livre « Un jour j’irai là-haut » d’Éric Louis.

Un grand merci à Nathalie, Jean-Noël et Mathieu, l’équipe de radio Primitive pour leur accueil et l’organisation improvisée de cette émission !

MARSEILLE – DIMANCHE 7 AVRIL – réunion et exercices secours sur cordes

Travailler sur cordes implique en toutes circonstances d’être en mesure de porter secours à un collègue resté en suspension.

Sorti de formation, rares sont les occasions de réviser et perfectionner ces techniques. Imposer du temps et des moyens pour cela serait une nécessité dans chaque entreprise. À défaut, c’est aussi à nous cordistes de nous en saisir et d’en faire valoir l’importance.

C’est dans ce sens et en guise de petite contribution que, le dimanche 7 avril 2024, le collectif BTP autonome et l’association Cordistes en colère, cordistes solidaires, proposent un atelier de révision des secours sur cordes.

Au programme :

  • 10h – réunion ouverte du groupe cordistes de Marseille
    (se rencontrer, se filer des tuyaux, s’organiser, se défendre)
  • 12h – cantine à prix libre
  • 13h à 17h – secours sur cordes

La journée se passera aux ateliers des 8 Pillards, au 15 rue des Frères Cubeddu, Marseille 14ème.

Pour des questions évidentes de sécurité, une jauge maximum de participants est définie.

Du coup, pour vous inscrire et pour toutes infos :
appelez le 07 82 85 10 54

NICE – CAPRAL et le procès des formations low cost aux explosifs P2 – Rassemblement devant le tribunal correctionnel de Nice

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ATTENTION AUDIENCE REPORTÉE

Nous venons de recevoir une information du tribunal nous indiquant que le magistrat « qui devait présider l’audience vendredi et qui a une parfaite connaissance du dossier, est en arrêt-maladie. C’est ce qui explique le renvoi de ce dossier. « 

Nous connaîtrons bientôt la date précise de ce renvoie d’audience qui semble visiblement s’orienter pour le 13 décembre 2024.

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Vendredi 8 mars, Kévin, un cordiste gravement blessé dans un accident de travail, ainsi que l’association Cordistes en colère cordistes solidaires et le syndicat Solidarité Cordistes seront parties civiles lors d’une audience au tribunal correctionnel de Nice.
Ce jour-là, la société Capral et ses deux responsables légaux seront jugés pour blessures involontaires par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence, pratiques commerciales trompeuses, et tromperie sur une prestation de service entraînant un danger pour la santé de l’homme. Le tout en lien avec la délivrance de formations à l’utilisation de cartouches pyrotechniques de catégorie P2, sans disposer de l’agrément nécessaire en France.

Ce jour-là, Kévin échappe de peu à la mort alors qu’il travaille à la sécurisation de falaises au-dessus du barrage EDF de Mizoën, en Isère. Embauché par la société de travaux sur cordes Ouest Acro, Kévin a pour mission de mettre en place et de déclencher l’explosion de cartouches pyrotechniques P2 afin de fragmenter certains blocs rocheux. En fin de journée, un dernier tir projette violemment une pierre au niveau de la tête de Kévin. À peine conscient et gravement blessé, il est héliporté en urgence à l’hôpital de Grenoble avec un pronostic vital engagé.
Sur le chantier, Kévin était le seul formé pour l’utilisation de ce type d’explosif.
Mais formé en une seule journée par la société Capral.

Les cartouches pyrotechniques de catégorie P2 (dites « cartouches de déroctage ») sont couramment utilisées sur les chantiers du BTP pour fragmenter des blocs rocheux ou du béton. Contrairement aux idées reçues, ce matériel peut exposer à de graves dangers. Bien que déflagrant et non détonant, il s’agit d’un produit explosif.
Plusieurs accidents graves sont survenus dans le cadre de l’utilisation de ces cartouches.
Étant donné cette dangerosité, leur utilisation est strictement réglementée, soumise à :

Continuer la lecture de « NICE – CAPRAL et le procès des formations low cost aux explosifs P2 – Rassemblement devant le tribunal correctionnel de Nice »

09/03 – MARSEILLE – Réunion pour s’auto-organiser !

Invitation réunion auto-organisation cordistes à Marseille
-> le samedi 9 mars de 16h à 19h
-> 8 rue Barbaroux, 13001


Ci-dessous l’invitation de deux collègues de Marseille

« Nous sommes 2 cordistes marseillais.es à s’être rendu.es à l’AG de Cordistes en colère, cordistes solidaires à Paris fin janvier. 
Ça nous a donné envie de recréer des liens entre cordistes à Marseille, pour parler des problèmes au travail, se connaître un peu et parler de potentielles futures actions pour faire valoir nos droits.

Pour cela, on vous invite à une petite réunion/apéro, le samedi 9 mars de 16h à 18h-19h, au 8 rue Barbaroux à Marseille.

Voilà une proposition d’ordre du jour pour vous donner une idée de ce dont on voudrait discuter, mais bien sûr on pourra le modifier le jour de la réunion !
Puis, n’hésitez pas à ramener des choses à grignoter et à boire, on pourra se faire un petit apéro pour discuter hors réunion s’il y a l’envie 🙂

►Présentation de pourquoi cette réunion
►Présentation des personnes présentes et de leurs envies
►Quel lien on veut avoir entre nous
►Est-ce qu’on veut se voir régulièrement ou pas ? Pour quel genre d’activités ?
►Quels liens on voudrait avoir avec Cordistes en colère, et/ou le collectif BTP autonome/SUD Construction
►Propositions de 2 actions
►Organisation d’une aprem exercices secours sur corde ?

N’hésitez pas à faire passer le mail à vos camarades cordistes !
Au 9 mars on espère !
« 

14/03 – PARIS – Rencontre cordistes + une nouvelle pépite !

Parce qu’il est important que nous restions soudés !
Et que c’est important d’échanger, de communiquer !
L’association «Cordistes en Colère, Cordistes Solidaires» organise une rencontre afin de pérenniser la dynamique forte du mois de novembre !

Au Programme :
*Des dates pour les plus motivés : l’occasion de mettre à profit notre solidarité !
*Un rapide résumé de la dernière A.G : pour ceux qui n’ont pas pu y aller.
*Un temps pour – : parce que toutes les idées sont à discuter et qu’on doit s’organiser.
*Et un temps pour partager : nos bons tuyaux, nos galères de chantiers…


RENCARD dès 19h
au bar EL ZOKALO
49 rue Pixérécourt, Paris 20

AIDE AU CHOIX DES EPI ADAPTÉS AUX PEMP – De nouvelles recommandations sur le travail en nacelle

L’OPPBTP et l’INRS viennent de publier un guide qui précise les mesures à respecter lors du travail en nacelle. On y trouve un rappel de l’accidentologie particulièrement importante liée à ce type de travaux (basculement, collision, écrasement, chute de charges, …). En 2020, il est recensé 220 accidents, dont 19 mortels.
Parmi l’ensemble des accidents recensés entre 2000 et 2018, 57 % concernent des chutes de hauteur / éjections.

En effet, si une PEMP (plateforme élévatrice mobile de personnel) apporte une protection collective contre les chutes de hauteur, elle ne peut garantir une sécurité absolue, car le risque d’éjection reste présent (déséquilibre, glissement, basculement, renversement du panier…) qui pourrait entraîner une chute.
En raison de l’importance de ce risque d’éjection, le guide recommande le port systématique du harnais dans les PEMP, en particulier celles de type B (à élévation multidirectionnelle).

Dans ce sens, le guide explique en quoi un système de retenue n’est pas approprié pour la prévention des risques d’éjection et de chute de hauteur lors de l’utilisation des PEMP.

Il est donc préconisé de recourir à un système d’arrêt des chutes qui respecte les conditions suivantes :

• Le dispositif de maintien du corps doit être un harnais antichute intégral conforme à la norme EN 361.

• Le dispositif de liaison doit être suffisamment court pour que l’opérateur ne puisse pas être éjecté de la plateforme.

• L’antichute doit comporter un absorbeur d’énergie, de façon à garantir que les forces d’impact agissant sur le corps de l’utilisateur lors d’un éventuel arrêt de chute soient limitées à 600 daN au maximum.


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Le guide complet est téléchargeable sur ce lien : https://www.preventionbtp.fr/ressources/documentation/ouvrage/aide-au-choix-des-epi-adaptes-aux-pemp_zqvLozJWzbNpdH9kvrcC5

27-28 janvier – ASSEMBLÉE ouvrières et ouvriers cordistes (Aubervilliers)

INFOS PRATIQUES

LOGEMENT : 14 couchages à l’intérieur (+ matelas de sol possible)
…….….……….……(prévoir oreiller et sac de couchage)

REPAS : Chacun apporte de quoi partager à manger et à boire (auberge espagnole). Les repas de samedi midi, samedi soir et dimanche midi seront prévu d’avance.

POUR TOUS CONTACT : contact@cordistesencolere.fr
……………………….…..    06 14 70 89 32

INSCRIPTIONS : Afin de dimensionner le nombre de couchages et les repas, merci de t’inscrire en cliquant sur le lien : https://forms.gle/auXfSGQBQGyWpoCH8

PRIX LIBRE : L’ensemble du week-end est à prix libre (repas, logement et frais divers). Chacun donne selon ses moyens en contribuant au pot commun. 


Je m’inscris pour
réserver une place de couchage :


C’EST OÙ QUE ÇA SE PASSE ?

163 rue Henri Barbusse, AUBERVILLIERS
(Métro 12 – Mairie d’Aubervilliers)


Courriers types – frais de déplacement

Oh, oh, oh !

Descendu de ses cordes, le père noël des prolos a concocté cette année des cadeaux sur mesure pour ses collègues de chantier. Parce que lui le sait très bien. Traverser la France en traîneau et à ses frais, c’est plus possible ! À quoi ça rime de ne jamais être chez soi, et en plus de tout claquer dans le gasoil et les frais de déplacement ? Sans heure de route. Sans IGD en calendaires…
Et le tout, pour un salaire pas franchement plus joli joli que le SMIC…
Alors le père Noël, cette année il dit STOP à son boss et il vous partage ses secrets.

Trois belles lettres à compléter et à envoyer à vos tauliers pour tous vos prochains chantiers.
N’hésitez pas à faire un retour à l’association Cordistes en colère, cordistes solidaires qui l’ont aidé dans la rédaction, ils seront content de vous savoir content.
Et puis, si vous avez des questions, ils vous aideront sans hésiter.
Parce que faut bien le savoir, au plus on est à lutter, au plus c’est facile de lutter.

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ATTENTION
valable uniquement pour les conventions collectives
du Bâtiment et des Travaux Publics
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Courrier N°1 –
BILLETS DE TRAINS, GASOIL, PÉAGE, INDEMNITÉS KILOMÉTRIQUES, …

Quand on est en grand déplacement, les frais de transport domicile-chantier / chantier-domicile doivent nous être remboursés périodiquement :
– jusqu’à 250km : chaque week-end ;
– 251km à 500km : 1 week-end / 2 ;
– 501km à 750km : 1 week-end / 3 ;
– au-delà de 750km : 1 week-end / mois

On appelle ça les voyages périodiques, vous connaissiez ? Ben on y a droit tout le temps !

Courriers N°2 et 3 –
HEURES DE ROUTE, TEMPS DE TRAJET, …

Peu importe comment on les appelle, ces heures passées pour se rendre sur les chantiers en grand déplacement et en revenir ne peuvent pas être gratos !

À minima, le patron doit nous les indemniser à 50 % du salaire, et en fonction des cas (si on n’est pas libre de vaquer à nos occupations) ces heures deviennent alors du temps de travail effectif.

Courrier N°4 –
IGD EN CALENDAIRES

Les « calendaires » c’est quoi ?
C’est le maintien des IGD lors des jours de repos où on est contraint de rester sur le lieu du grand déplacement faute de prise en charge du voyage périodique. Si pas de retour à la maison de payé, c’est l’IGD qui doit être maintenu vendredi, samedi, dimanche, jours fériés et même les jours en intempérie.
Si le retour à la maison est payé, c’est le seul cas où le patron a le droit de ne nous payer qu’un panier le vendredi.