N’en déplaise aux climato-sceptiques, le réchauffement climatique nous frappe de plein fouet. Depuis le début de l’été, les canicules se succèdent. D’événements exceptionnels elles deviennent la norme.
Qui trouve-t’on parmi les premières victimes décès températures extrêmes dans le monde du travail? Les ouvrières et les ouvriers qui triment en plein cagnard, ou au cœur d’étouffantes étuves. Déjà, souffrances, malaises, atteintes durables à la santé, et il fallait s’y attendre, des morts.
Depuis le début des épisodes de cette année, la CGT a recensé au moins 14 décès au travail liés aux fortes chaleurs. Notamment, dès le mois de mai avec la mort d’un jeune couvreur de 19 ans dans la Drôme. Ils ne sont que les premiers d’une longue liste. Qui viennent s’ajouter à l’interminable litanie des décès au travail.
Ci-dessous, nous relayons le communiqué publié par des camarades du syndicat des travailleurs.euses unis.es de la culture et du spectacle (CNT-STUCS).
Nous leur apportons tout notre soutien.
En effet, le 23 juin l’un de leur collègue est mort suite à un malaise sur le démontage des « 24h du Mans », alors qu’il démontait un chapiteau en plein soleil…
L’arrêté « canicule » pris par le gouvernement l’année dernière (27 mai 2025), nous montre déjà son incapacité à produire le moindre effet à la hauteur de l’enjeu. D’autres mesurettes seront encore mises en place au compte-gouttes, d’atermoiements en revirements, après de trop nombreux drames.
Et pour cause, les décisionnaires papotent du sujet dans des locaux climatisés. Pas eux qui crèvent de chaleur. Ni leurs enfants, ni leurs proches.
La protection de notre santé, de notre vie viendra de nous mêmes.
Le code du travail, pourtant patiemment détricoté, nous permet encore d’agir.
En cas d’exposition aux fortes chaleurs, l’absence de mesure adaptées justifie qu’on exerce notre droit de retrait ! Absence d’horaires aménagés, d’eau potable, fraîche et en quantité pour se désaltérer et se rafraîchir, de locaux permettant de prendre une pause au frais, … N’acceptons pas ces conditions !
Avant d’y laisser des plumes.
Avant de mourir.
N’hésitons pas à signaler les situations critiques à l’inspection du travail.
Une lutte de longue haleine s’engage pour nous garantir des conditions de travail décentes à long terme.
En attendant ses effets, il est urgent de nous auto-protéger.
On ne va pas au boulot pour y crever. Même pas de chaud.
La vie n’a pas de prix !!!







