Témoignages de cordistes, interviews de responsables d’entreprises de travaux en hauteur, de boîtes d’intérim, de donneurs d’ordre, du SFETH, ou encore du DPMC.
Au travers d’une vidéo (30 min.), de deux documentaires sonores (50 min. et 1h22) et de deux longs articles, Franck Dépretz nous retransmet le fruit de son enquête et dresse le tableau accablant d’une profession en pleine expansion et souvent peu scrupuleuse en termes de conditions de travail.
VIDÉO – Cordiste, une profession mortelle,
Franck Dépretz et France Timmermans, Reporterre, 11/01/19
DOCUMENTAIRE SONORE – Profession cordiste : des gestionnaires premiers de cordée, des intérimaires premiers de corvée
Franck Dépretz, 11/01/19




Image d’illustration des Urgences de l’hôpital Pasteur 2. Photo F.C.
A l’arrivée des secours, le salarié âgé de 32 ans était décédé.
Eric, 48 ans, est cordiste, travailleur itinérant, depuis trois ans. En juin dernier, l’un de ses jeunes collègues, Quentin, 21 ans, est mort enseveli dans un silo, à Bazancourt, non loin de Reims. C’est le troisième accident du travail mortel sur ce site en cinq ans ! Le silo appartient à l’entreprise Cristanol, une distillerie du groupe sucrier Cristal Union, connu par sa marque de sucre Daddy. Le silo où le jeune homme a disparu était rempli de granulés pour bestiaux, qui à force de chaleur et d’humidité forment des blocs. Les ouvriers cordistes qui descendent dans ces immenses réservoirs doivent émietter ces blocs, et les décoller des parois. Eric raconte comment il a vécu, terrifié, la mort de Quentin. 

