RADIO – Résistances des cordistes contre des conditions de travail inacceptables

En mai dernier, plusieurs cordistes, dont Thibaud et Ekaterina ont travaillé sur la tour Hekla dans le quartier de la défense, dans des conditions de travail indignes : matériel non fourni, mesures de sécurité non assurés. Face à ces conditions, ils font valoir leur droit de retrait. Plusieurs mois plus tard, au moment de recevoir leur paie, celle ci est amputée de nombreuses heures de travail effectués.

Micros Rebelles a interviewé Grégory Molina, membre et co-fondateur des cordistes en colères, cordistes solidaires, association qui a suivi et soutenu ces deux travailleur et travailleuse. Il nous parle des conditions de travail au sein de cette profession qui comptabilise près de 10 000 personnes en France.

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PRESSE – Un cordiste blessé en par une chute de pierre

Mercredi 8 novembre, un cordiste a été gravement blessé à la jambe par une chute de pierre sur un chantier de sécurisation de falaise.
Combien de temps encore les éboulements rocheux, dits « risques naturels » resteront appréhendés sous l’angle de la fatalité par les maîtres d’ouvrages et les entreprises de travaux sur cordes ?
Des moyens existes pour prévenir ces risques, forçons les entreprises à les mettre en œuvre.

Toutes nos pensées à ce collègue pour son rétablissement qu’on souhaite le plus rapide possible.

PRESSE – L’HUMANITÉ : À 220 mètres de haut, on ne joue pas avec la vie de ses salariés

Paru le 29 octobre 2023 dans L’Humanité

BÂTIMENT : L’entreprise Cabestan est dans le viseur de l’association Cordistes en colère cordistes solidaires, pour mauvaises conditions de travail et absence de paiements de ses intérimaires. Plusieurs cordistes témoignent.

Manque d’équipement, absence d’accès à l’eau, fin de mission précoce, erreurs importantes sur les fiches de paye… L’entreprise Cabestan récolte depuis plusieurs années la méfiance des cordistes intérimaires ayant travaillé pour elle, sur de nombreux projets.
« Ça fait des années que nous avons des remontées de salariés sur Cabestan. Cette société est connue comme le loup blanc. Les cordistes avec de l’expérience savent qu’il y a des problèmes de sécurité, que ceux qui travaillent pour eux sont méprisés », explique Grégory Molina, de l’association Cordistes en colère cordistes solidaires, suite à la publication de deux articles sur son site, concernant l’entreprise. Des problèmes de sécurité ont été largement notifiés par les intérimaires de Cabestan. Trois cordistes ayant travaillé sur le nettoyage de vitres de la tour Hekla en mai dernier pour le compte de l’entreprise ont décidé de témoigner auprès de l’Humanité.

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PRESSE – Dans les comptes de Thibaud, cordiste à 3 000 euros par mois : « Un job à la con où tu risques ta vie »

Au travers de cette enquête, Le Parisien donne la parole à Thibaud, un cordiste de 25 ans, afin de comprendre combien touche un cordiste. Quelle part de salaire pour quelle part de primes et indemnités, quelles dépenses, quels frais professionnels engagés, quels systèmes D pour faire des économies sur ces dépenses, que reste t’il à la fin du mois? Et le tout, pour quel travail, quels risques, quelle usure professionnelle, quelle longévité dans la profession ?
Portrait d’un cordiste, qui au travers d’un cas individuel dresse le portrait d’une profession.

Par Marie Campistron, dans le Parisien du 06/10/2023

Après avoir refusé la vie de bureau, Thibaud, 25 ans, travaille désormais suspendu à une corde, au bord des falaises et en haut des immeubles. Un travail d’ouvrier éprouvant et méconnu, parmi les plus dangereux de France.

Avant de faire le grand saut, Thibaud avait quelques images en tête. Celle d’un gars en sueur, casque vissé sur la tête, suspendu dans les airs, le long d’un building vitré. Devenir cordiste promettait une adrénaline, une « expérience physique, à part », selon ses mots. Le constat, douloureux, s’est fait très vite : la profession issue du monde du BTP, n’a rien de la carte postale. « Tu te voyais en haut de la tour Eiffel, mais la vérité, c’est que c’est rarement glorieux. Tu te retrouves à faire des trucs ingrats que personne veut faire ou que t’aurais jamais imaginé faire », résume-t-il. Par exemple ? Débroussailler un talus, sécuriser des falaises au bord de route, ou gratter le fond des silos d’usine…

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PRESSE – Les conditions de travail chez JARNIAS passées au crible de Médiapart

Par Dan Israel
Paru le 8 juillet 2023 sur Médiapart

Notre-Dame, tour Eiffel… : le leader des travaux en hauteur accusé de négliger le sort de ses salariés

L’entreprise Jarnias est en passe de dominer la profession de cordiste en France. Elle intervient sur des chantiers emblématiques et ambitionne de participer « à la montée en professionnalisme » du métier. Mais les reproches de travailleurs se multiplient sur sa manière de les traiter.

Vu depuis le formulaire de déclaration, l’accident du travail qu’a subi le jeune homme de 29 ans, le 3 mai dernier, dans les environs de Concarneau (Finistère), est relativement banal. Il est tombé d’un toit, et les chutes sont l’une des principales causes d’accidents professionnels chaque année. Mais la profession de ce travailleur, la mission qui lui avait été confiée et la manière dont il a été traité par son employeur retiennent l’attention. Continuer la lecture de « PRESSE – Les conditions de travail chez JARNIAS passées au crible de Médiapart »

ANDRÉ – Un collègue perd la vie après une chute sur un chantier en Isère.

Vendredi matin, André Serena Nunes, un collègue cordiste a perdu la vie au travail.
Il travaillait sur un chantier de sécurisation de falaise le long de la RD 526, sur la commune de Oulles, en Isère. Il aurait chuté d’une quinzaine de mètres.

André avait 34 ans.

Un drame de plus pour notre profession infiniment trop touchée.
Le troisième cordiste mort au travail depuis le début d’année. Le cinquième au cours des 12 derniers mois…

Ensemble, et avec force, jamais nous ne devrons accepter que la mort au travail ne devienne une fatalité.
Pour tous nos collègues disparus.
Pour empêcher qu’il y en ait de nouveaux.

Dans cette terrible épreuve, nos pensées et tout notre soutien vont évidemment à sa famille, à ses collègues, à ses proches.

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28 avril 2023 – Rassemblements pour la santé et la sécurité au travail

PARIS – P𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝟮𝟬𝟬 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀 étaient présentent devant le ministère du travail à Paris pour dénoncer les trop nombreux accidents du travail en France. Entre autre était exigé des moyens pour l’inspection du travail, une ré-instauration des CHSCT, et des condamnations fortes pour les patrons responsables d’accidents.
L’association Cordistes en colère, cordistes solidaires était présente notamment aux côtés du collectif Collectif familles : Stop à la mort au travail , de la CGT et SUD Solidaires.

Ci-contre le communiqué lu par l’association.

Crédits photos : Stéphane Marcault (www.stephanemarcault.com)
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ET AUSSI dans la presse :
> Le MONDE
> POLITIS
> FRANCE 3 
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𝗕𝗔𝗬𝗢𝗡𝗡𝗘
– 𝗵𝗼𝗺𝗺𝗮𝗴𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 morts au travail depuis le début d’année au Pays basque. Syndicats et collègues de travail étaient présents pour exiger des mesures fortes et qu’État et patronat « investissent » dans la sécurité au travail.
Là aussi, l’association Cordistes en colère, cordistes solidaires était présente.