Lancement du concours « Claque ta banderole je soutien la gréve »

GRAND JEU CONCOURS

1 / La réforme de la retraite à 64 ans t’en veux pas ? 
2 / Du salaire tu en veux ++ ?
3 / Des meilleures conditions de travail tu en veux tout le temps ?
4 / Rentrer chez toi en un seul morceau tu le veux tous les soirs ?


Pour y arriver :
 participe au GRAND JEU CONCOURS « Claque ta banderole je soutiens la grève ».

À gagner :
les quatre points listés ci-dessus + la gloire avec une publication de tes photos de banderole en une de tous les réseaux de cordistes !

Ci-dessous les tofs de collègues qui ont déjà pris de l’avance.
N’ATTENDS PLUS ! 


RENNES – mars 2023

Maison du peuple à Rennes. Des cordistes en grève. @supermorel
Maison du peuple à Rennes. @Le Télégramme

 


MARSEILLE – mars 2023

Banderole déployée sur les lettres de Marseille qui surplombent l’entrée ouest de la ville. © MIREILLE LANDO

 

FRANÇOIS – Procès en appel des entreprise Garelli et Manpower

Accident mortel de François Chirat
𝗟𝗲𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲𝘀 𝗚𝗔𝗥𝗘𝗟𝗟𝗜 𝗲𝘁 𝗠𝗔𝗡𝗣𝗢𝗪𝗘𝗥 𝗷𝘂𝗴𝗲́𝗲𝘀 𝗲𝗻 𝗮𝗽𝗽𝗲𝗹.

La faute inexcusable de ces deux sociétés avait été reconnue par le Pôle social du tribunal judiciaire de Valence en septembre 2021.
Elles avaient été condamnées à verser 100 000€ de dommages et intérêts aux proches de François.
Ayant toutes deux fait appel de leur condamnation, elles étaient de nouveau jugées le jeudi 2 mars par la Cour d’appel de Grenoble.

Ces deux sociétés contestent notamment d’avoir été condamnées sur le fait de ne pas avoir dispensé de formation renforcée à la sécurité pour François, qui était intérimaire.
Disposition pourtant clairement établie par l’article L4154-2 du code du travail.
Elles partent du principe qu’ayant un certificat d’aptitude au travaux sur cordes, François devait être dispensé d’une telle formation.

Une telle réflexion implique de considérer qu’une fois sa formation initiale en poche, un cordiste serait compétent à vie et en toutes circonstances. Aucun rappel nécessaire. Aucune précision nécessaire sur les modes opératoires propres à chaque chantier, chaque entreprise…
Une telle position questionne gravement sur les conditions d’accueil des travailleurs temporaires au sein des sociétés GARELLI et MANPOWER.

En parallèle, ces deux sociétés, ne se sont pas exprimées sur les autres faits reprochés.
Parti à 2h du matin depuis son domicile, François était arrivé vers 6h sur ce chantier du Var. Sur place, aucun chef d’équipe, aucun chef de chantier, uniquement des intérimaires.
Une absence criante de supervision que le tribunal de Valence soulevait dans son jugement : « le recours régulier à des intérimaires entraînant un éparpillement des savoirs individuels de prudence et la méconnaissance des spécificités des chantiers et la nécessité de les découvrir en très peu de temps, l’absence d’encadrement des trois cordistes intérimaires chargés du chantier qui aurait pu par exemple imposer une double corde ou affecter un salarié au sol après une longue route de nuit « .

Me TEYSSIER, l’avocat de la famille de François a rappelé l’ensemble de ces manquements. Il a également insisté sur l’incohérence de l’argumentaire des deux sociétés concernant la formation renforcée à la sécurité. Selon lui, valider la lecture avancée par les sociétés « Ce serait gravissime et un précédent lourd de conséquences pour les travailleurs dans le futur. »

Le délibéré sera rendu le 16 mai prochain.

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Pour rappel, lire ici le récit de l’accident : https://cordistesencolere.fr/dans-la-presse/accidents-de-travail/francois-garelli/

RADIO – Familles solidaires face aux accidents mortels au travail (série d’entretiens)

Émission du 10/03/2023 – Les Amis d’Orwell –  Radio libertaire 89.4 FM

« Le 4 mars, un rassemblement était organisé devant le ministère du Travail à l’initiative du collectif « Stop à la mort au travail », créé en novembre dernier et qui réunit pour l’instant une vingtaine de familles endeuillées. Une délégation à été reçue le même jour par le cabinet d’Olivier Dussopt. Nous avons discuté avec quatre d’entre-elles, des représentants syndicaux, dont des agents de l’inspection du travail, qui sont seulement 1900 en fonction, pour environ 25 millions de salariés. Plus bas nous reprenons leurs principales revendications.« 

Lire la suite sur : https://souriez.info/Familles-solidaires-face-aux-accidents-mortels-au-travail

MIKEL – Accident mortel d’un cordiste dans les Landes

Ce matin, Mikel Duhalde, un collègue cordiste de 27 ans a perdu la vie au travail. Il travaillait sur un chantier de maintenance dans l’usine de bioraffinerie de Tartas, dans les Landes. Il aurait chuté de l’intérieur d’une des chaudières avant d’être enseveli dans un bac de cendres.

Ce jeune collègue originaire de Saint-Jean-de-Luz rejoint la longue liste des cordistes qui un soir ne seront pas rentrés du travail.
Le deuxième cordiste tué au travail en ce tout début d’année 2023.
Le quatrième cordiste tué au travail en moins d’un an.
Jamais la mort au travail ne devra devenir une fatalité.
Cette hécatombe doit cesser!

Dans l’immédiat et face à ce drame, toutes nos pensées et notre soutien se tournent ce soir vers sa famille, ses amis et collègues.

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Actus Landes : Landes. Décès d’un homme après un accident de travail à l’usine de Tartas
France Bleu : Accident mortel : un homme de 28 ans perd la vie à l’usine de Tartas
Sud Ouest : Un homme a perdu la vie dans une bioraffinerie des Landes

Grève 7 mars


DEMAIN, C’EST GRÈVE GÉNÉRALE !
𝗔𝗹𝗼𝗿𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗿𝗱𝗶𝘀𝘁𝗲𝘀, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝗻 𝘀𝗲𝗿𝗮 ?

Comme beaucoup de collègues du BTP, une carrière de cordiste, c’est synonyme de tendinites, hernies, arthrose, lombalgies, arthrite, usure, blessures, … et parfois, trop souvent, de vies brisées.
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Vous en connaissez combien des cordistes qui ont réussi à faire leur carrière complète dans le métier et sur chantier ?
Ah oui, il faut réfléchir pour les trouver ceux-là !
Pourquoi ?
Parce que dans ce métier comme dans tout le BTP, la seule prise en compte de la pénibilité c’est tu dégages et on prend des p’tits jeunes fraîchement sortis de formation. Comme ça on les paye moins cher, et en plus, eux, ils en veulent…
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La pénibilité dans le BTP ?
« Ça n’existe pas. » Nous disent patrons et gouvernement.
« Alors 2 ans de plus à trimer, vous allez pas chouiner !!
Vous avez bien accepté les réformes du chômage, la loi travail, la baisse des APL, le gel des salaires, … alors pourquoi pas 2 ans en moins de retraite ? »
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Pendant ce temps-là, les grosses fortunes du pays continuent à se faire du blé sur notre dos, notre santé, nos vies.
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Pendant ce temps-là, les cadeaux au patronat et à la bourgeoisie s’enchaînent : suppression de l’ISF, baisse des cotisations patronales, CICE, avantages fiscaux…
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Pendant ce temps-là, tout augmente sauf les salaires.
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Avec son ampleur inédite, le mouvement de protestation en cours pourrait faire chanceler le gouvernement.
Perdre cette bataille nous condamnerait à des années de recul social.
La gagner laisserait entrevoir une bouffée d’air pour tous les combats à venir.
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Alors demain, et les jours suivants, on fait quoi les cordistes ?

PRESSE – Solidarité et fraternité au Ministère du travail

Paru sur Le Club Médiapart, 5 mars 2023

Ce samedi 4 mars, à deux pas du ministère du travail, des proches de victimes d’accidents du travail étaient réunis, à l’initiative du collectif Stop à la mort au travail. Face à la violence des faits, à la froideur des institutions se sont opposées la solidarité, la chaleur humaine, la dignité.

 À lire aussi dans la presse :

 > FRANCE CULTURE : Accidents du travail : les morts invisibles 
 > POLITIS : Comment les patrons tueurs échappent à la justice
 > LE MONDE : Morts au travail : les familles des victimes se mobilisent 
 > L’HUMANITÉ : Accidents du travail : la colère des familles endeuillées 

LIRE LA SUITE

PRESSE – Jarnias devant les prud’hommes

Paru sur Le Club Médiapart, 27 février 2023

Entreprise décomplexée versus ouvriers lésés : les dessous du chantier Notre-Dame


Contestation de licenciement, paiement des indemnités de grand déplacement… Le mardi 21 février 2023, au Conseil de Prud’hommes de Paris avait lieu l’audience qui traitait du conflit entre Jarnias, une entreprise phare dans le domaine des travaux sur cordes, et un de ses ouvriers venu réclamer le respect de ses droits. Retour sur les enjeux de ce procès pour l’ensemble de la profession.

Maître Géraldine Audinet entame sa plaidoirie.

Cascade de cheveux blonds tranchant sur le noir de sa robe d’avocate. Droite et sévère, elle fait face aux quatre conseillères des Prud’hommes.

Sa plaidoirie sera assez brève. Ne s’embarrassant pas à répondre sur les points dérangeants du dossier.

Ce qu’elle ne dit pas à l’aide d’arguments elle l’exprime par le dédain. Envers Jules, un ouvrier cordiste.

Qui ose attaquer son ancien employeur, l’entreprise de travaux sur cordes Jarnias. Dont aucun représentant légal n’est présent à l’audience.

Qui a l’outrecuidance de demander des comptes à la main qui l’a nourri. LIRE LA SUITE

SOUVENIR – Quentin aurait eu 27 ans aujourd’hui



Podcast à ré-écouter :

Pour l’occasion, nous vous proposons de redécouvrir ce texte paru dans l’ouvrage édité collectivement par l’association en 2019.


QUENTIN, UN BON GAMIN

Texte issu du livre Chroniques sur cordes, Éric Louis, septembre 2019

Lecture : Sibylle Luperce
Réalisation : Dassou Territavou
Création musicale : France Timmermans
Enregistré dans le Studio Octave Tierce, à Amiens.

 

 

PARIS 4 MARS – RASSEMBLEMENT – Collectif Familles Stop à la mort au travail

L’association Cordistes en colère, cordistes solidaires sera présente le 4 mars à Paris et se joint à l’appel ci-dessous :

En 2021, 604 565 accidents du travail ont entraîné un arrêt de travail ou une invalidité. Plus de 1600 par jour !

Au moins 645 travailleurs sont morts au travail. Plus de 2 par jour ouvrable.

Ceci dans l’indifférence générale. Et encore, ces chiffres, publiés par la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie (CNAM) en fin d’année 2022, ne comptabilisent pas les agriculteurs, les pêcheurs, les travailleurs indépendants, les agents du service public… Pas davantage les travailleurs clandestins. Ils n’ont pas fait l’objet de commentaires dans les médias. N’ont pas été suivis d’analyses. De questionnements.

Au-delà des chiffres, ce sont des vies qui ont été fauchées. Souvent en pleine jeunesse. Ce sont des familles plongées dans la douleur.

Le 28 février 2022, Benjamin, 23 ans, perdait la vie au travail.
Le 5 mars, c’était le tour de Flavien, 27 ans. Et tous les autres.…

Au-delà des chiffres, chaque accident mortel au travail raconte une histoire.
Quelques-unes sont à lire ici :
https://matthieulepine.wordpress.com/category/accidents-du-travail/

Au-delà des chiffres, les proches sont confrontés aux administrations, sont aux prises avec la machine judiciaire.
Désemparés, isolés.

Cet isolement, quelques familles ont décidé de le rompre. Pour ce, elles ont fondé le Collectif Familles : Stop à la mort au travail. Un groupe WhatsApp et une page Facebook ont été créés, afin d’échanger sur le drame commun qui les frappe. De partager les informations, les expériences, dans leur combat pour la justice, pour la vérité. Pour signaler les pièges, les écueils. Éviter les erreurs.

Ces familles ont sollicité le ministère du travail, jusque-là assez peu préoccupé par le sujet. Et obtenu un rendez-vous.
D’autres entrevues sont d’ores et déjà en préparation. La mécanique est lancée. Il faut maintenant l’alimenter.

Un rassemblement aura lieu à Paris, le samedi 4 mars 2023 à 14 h au square d’Ajaccio, Paris 7ème.
À l’issue de ce rassemblement une conférence de presse sera organisée près du ministère du travail.
L’occasion de mettre en lumière ce fait de société, trop souvent relégué au rang de fait divers.
L’occasion pour les médias de rencontrer des familles engagées, déterminées, combatives.
L’occasion de lever l’omerta qui drape les accidents du travail.

Contact :
stopalamortautravail@gmail.com

Portraits des 15 victimes d’accidents mortels du travail dont les familles se sont rassemblées au travers du collectif Familles : Stop à la mort au travail


Et AUSSI, à lire et regarder :

18h30 FRANCE 3 Paris Île de France du 13/02/2023
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MORTS AU TRAVAIL
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La question des accidents du travail en France, en présence de Fabienne Bérard, membre du collectif FAMILLES : STOP À MORT AU TRAVAIL, et maman de Flavien, ouvrier décédé sur en chantier en mars 2022.

Sont aussi présents Marion Ménage (Avocate pénaliste et avocate de la fédération CGT Construction), et Paul Duphil (directeur de l’OPPBTP).


Page Facebook du collectif
FAMILLES : STOP À LA MORT AU TRAVAIL
« Ce groupe est un collectif de familles dont un proche est mort au travail…
Notre but est de mettre en commun nos expériences, nos informations et surtout nous soutenir mutuellement.
Notre point commun est bien sûr notre douleur, notre colère mais aussi notre envie de faire évoluer une situation dramatique et quasiment invisible : La mort au travail ! »


Page Facebook 

ACCIDENT DU TRAVAIL :
SILENCE DES OUVRIERS
MEURENT
Recensement des accidents du travail répertoriés chaque mois dans toute la France. Face à l’indifférence des médias soyons notre propre média. Hommage aux victimes des accidents du travail.