DIMANCHE 06/11 – Colombier (03600) – Exercices secours et présentation de secours complexes avec AFAST
Travailler sur cordes implique en toute circonstances d’être en mesure de porter secours à un collègue resté en suspension.
Sorti de formation, rares sont les occasions de réviser et perfectionner ces techniques. Imposer du temps et des moyens pour cela serait une nécessité dans chaque entreprise. À défaut c’est aussi à nous cordistes de nous en saisir et d’en faire valoir l’importance.
C’est dans ce sens et en guise de petite contribution que, le dimanche 6 novembre, AFAST (Association Flandres-Artois Secours Technique) sera présente au week-end de rencontres cordistes à Colombier (03).
Des ateliers seront mis en places pour permettre à chacune et chacun de s’exercer aux techniques de secours simples. AFAST présentera aussi d’autres techniques de secours sur cordes plus complexes et en équipe.
Mais AFAST c’est quoi ?
AFAST, association des Haut de France, rassemble plusieurs membres qui exercent tous un métier lié à la hauteur, la plupart sont techniciens cordistes. Les autres sont élagueurs, pompiers ayant la spécialité GRIMP, ou encore formateurs au métier de technicien cordiste, mais aussi monteurs ou techniciens dans le Télécom (pylônes) ainsi que deux ou trois éléments qui pratiquent l’escalade et la montagne désireux de pousser un peu plus loin la découverte des activités du ‘’vide’’.
L’association a pour but lors de sessions d’entraînement de partager et perfectionner les aptitudes et les techniques de chacun au cours de différents scénarios de secours.
AFAST n’a pas vocation à performer de réels secours, toutefois la répétition de ces exercices a pour but d’apporter au quotidien assurance et confiance en soi, une capacité d’analyse et d’anticipation. Il est important aussi au fil des chantiers de transmettre ces retours d’expérience et cette passion afin d’optimiser l’intervention de secours le cas échéant.
Toutes les infos sur AFAST à consulter ici : https://www.facebook.com/AFAST59
4, 5 et 6 novembre – ASSEMBLÉE OUVRIÈRES et OUVRIERS CORDISTES
– Valence
– Lyon
– Clermont-Ferrand
– Toulouse
– Amiens
– Périphérie de Paris
Si vous êtes intéressé pour une place,
envoyez un message au 06 14 70 89 32
AU PROGRAMME DU WEEK-END :
VENDREDI : dès 18h – Arrivée, installation, apéro !
SAMEDI : ..– dès 9h – Assemblée de travailleurs cordistes
……………………(Ci-dessous, le programme des discussions)…………………………
……………..– 18h – Projection d’un film surprise
……………..– 21h – Repas
……………..– Jusqu’à pas d’heure :
………………..Big soirée « ramène ton instru et ta playlist! »
DIMANCHE : – Discussions en groupes de travail définis la veille
……………….– Exercices secours sur cordes
……………….+ présentation de techniques de secours complexes
……………….animé par AFAST (Association Flandres-Artois Secours Technique)
……………..(Toutes les infos sur ces ateliers à consulter ici)
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VIDÉO – TABLE RONDE du championnat de France cordistes – Lyon – 2022
Le 20 mai 2022, se tenait à Lyon une table ronde dans le cadre des championnats de France cordistes organisés par le principal syndicat patronal de la profession (France Travaux sur cordes).
L’association Cordistes en colère, cordistes solidaires qui n’était pas autorisée à y tenir un stand, était présente à cette table ronde. Présente avec des cordistes. Mais présente aussi avec des proches de collègues décédés au travail. Parmi elles, Martine Brugière, avait fait le choix de prendre la parole pour interpeller le syndicat patronal sur les conditions et manquements qui ont mené, en 2018, à la mort de son fils Régis Brugière de Barante.
Pour garder une trace de cette intervention, l’association avait demandé à un collègue vidéaste de venir saisir l’instant. Interdit de filmer par le syndicat patronal (qui n’autorisait que son vidéaste officiel à prendre des images), c’est avec un téléphone portable que l’intervention de Martine a finalement réussi à être filmée.
En voici donc les images, suivies de quelques-unes des interventions qui ont suivi.
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Pour aller plus loin, lire aussi l’article d’Éric Louis, « Des prolos au championnat des patrons » , paru sur son blog Médiapart :
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* Merci aux camarades qui se reconnaîtront pour le gros travail de montage et de retranscription.
OUVRIÈRES ET OUVRIERS CORDISTES : UNE ORGANISATION – Une organisation associative et syndicale
C’est sous cette bannière commune que le Syndicat Solidarité Cordistes et l’Association Cordistes en colère, cordistes solidaires se sont affichés lors du championnat de France cordistes à Lyon.
Pourtant, France Travaux sur Cordes (syndicat patronal) refusait d’octroyer une place à l’association. Devant l’ineptie et l’injustice de cette décision, le syndicat Solidarité Cordistes a décidé de partagé son stand. Présentant ainsi simultanément les deux faces d’une même médaille, celle de la lutte sociale au sein du métier.
Pour clarification et affirmation de cette unité, le syndicat et l’association des cordistes adressent la lettre ci-dessous à France Travaux sur Cordes.
Une manière d’affirmer haut et fort notre refus des tentatives de division initiées par le patronat. Nos deux structures de défense des travailleuses et travailleurs cordistes œuvrent conjointement et se complètent. Il n’est pas revendication de l’une qui ne soit partagée et soutenue par l’autre.
Afin d’entériner cette parole commune, le syndicat Solidarité Cordistes vient par ailleurs d’inscrire dans ses statuts sa volonté d’œuvrer conjointement avec l’association Cordistes en colère, cordistes solidaires.
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.Les tâches et objectifs
développés par l’association et le syndicat
continueront d’être ainsi réparties :
Crée en décembre 2018, l’association regroupe cordistes et proches de cordistes (dont notamment des familles de victimes d’accident du travail).
Afin de ne pas être limité par la forme associative, un syndicat de travailleurs cordistes a été créé en juillet 2019. Le syndicat regroupe uniquement des travailleuses et travailleurs cordistes.
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L’ASSOCIATION Cordistes en colère, cordistes solidaires
(Regroupe cordistes et proches de cordistes)
● Travail de terrain avec permanences téléphoniques, mail et Messenger pour conseiller et accompagner les collègues pour tout problème de conditions de travail ou d’accident.
● Soutien des victimes et proches de victimes d’accident du travail.
● Démarches pour agir sur les accidents en amont (recensement, analyse, diffusion ; code APE, étude avec la CNAM, sensibilisation dans les centres de formation …).
● Fiches pratiques sur les questions générales de droit du travail (EPI, indemnités, heures, contrats, …).
● Constitution de partie civile dans les procès.
● Dialogue avec les institutions et organisations patronales tant que l’on n’est pas limité par la forme associative..
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Le SYNDICAT Solidarité Cordistes :
(Regroupe uniquement des cordistes)
● Dialogue avec les institutions et organisations patronales.
● Constitution de partie civile dans les procès.
● Communication, et démarches pour défendre et faire évoluer le cadre réglementaire des travaux sur cordes.
● Utiliser tous les outils syndicaux pour les collègues embauchés dans des entreprises. Notamment celles qui ont un CSE. Délégation syndicale, droit à la formation, représentant du personnel, ….
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Ouvrières et ouvriers cordistes,
la solidarité est notre arme !
RÉCIT – « Des prolos au championnat des patrons »
Le championnat de France cordistes 2022 à Lyon, raconté par Éric LOUIS.
Un article paru aujourd’hui sur le blog MÉDIAPART :
« Vous gâchez la fête ! »
L’un des deux patrons qui s’est arrêté devant le stand à peine installé termine ainsi sa péroraison.
Un quart d’heure qu’il est là.
Un quart d’heure à soutenir que la présence de l’association Cordistes en colère cordistes solidaires est une verrue sur un si bel événement.
Un quart d’heure à pointer d’un doigt inquisiteur les différentes brochures étalées sur la table. Pour finir par tendre un menton dégoûté vers les deux affiches collées au mur. Pourtant de format modeste en regard des proportions de cette ancienne usine qui abrite la manifestation. L’une montre un bras ensanglanté, gisant au sol sous le slogan « Mon métier vous fait rêver ? Moi il m’a tué. » Sur la seconde, une petite fille tient la main de sa maman partant au boulot, tout équipée, corde sur le dos, légendée « Cordiste, un métier qui tue ». Sur les deux visuels, un rappel glaçant : « Profession cordiste : 26 morts au travail depuis 2006 ».
Cette réalité, Frédéric Foli, le PDG d’Adrénaline, ne veut pas en entendre parler. Pas aujourd’hui. « C’est la fête des cordistes et vous affichez du sang. » A bien y regarder, l’affiche montre un petit filet de sang coulant sur un avant-bras. C’est encore trop. Que doit-il penser des photos et vidéos trash qui illustrent les campagnes de la prévention routière ? Des images qui « ornent » les paquets de cigarettes ?
Il faut dire que l’événement est présenté par ses organisateurs eux-mêmes comme une « belle vitrine » de la profession. L’image est juste. Pour se vendre, il vaut mieux montrer une vitrine bien achalandée que l’arrière boutique. Une centaine de cordistes participent à des épreuves reproduisant des situations d’évolution sur cordes. Épreuves chronométrées. A l’encontre du principe de prudence imposé dans les vraies situations de travail. Ici, les cordes sont flambant neuves. Les baudriers et les vêtements propres. A cent lieux des véritables configurations de chantier. Beaucoup de cordistes concourent pour leur employeur. Les noms des boites fleurissent sur les tee-shirts. Quelques compétiteurs s’amusent. Notamment les filles inscrites aux épreuves, loin de l’esprit de compétition. Leslie, casque rose, effectue ses épreuves avec un tutu multicolore du meilleur effet. Les équipiers du Greta Ardèche Drôme (centre de formation) arborent de printanières chemisettes à fleurs. Mais certains se prennent au sérieux. Ils déambulent dans les allées, démarche de cow-boy. Le pectoral imposant. Le tatouage en exergue. Derrière le stand, Hayli, cordiste anglaise installée en Ardèche, les suit de ses grands yeux bleus luminescents. Et lâche, avec son accent inimitable : « C’est vraiment un concours de bites ! ». LIRE LA SUITE
MARSEILLE – une soirée ouvrière riche en débat et rencontres
Ce samedi 14 mai, Cordistes en colère cordistes solidaires était à Marseille, au local Manifesten, pour une rencontre débat autour du travail et les luttes qui y ont trait.
Les camarades du Collectif Autonome du Bâtiment de Marseille étaient là aussi. C’était l’occasion d’élargir la réflexion à d’autres corps de métier que le nôtre.
Les conversations ont creusé divers sujets. Le sexisme sur les chantiers, la gestion souvent viriliste du travail, les accidents, la sécurité…
Et surtout les moyens de lutte pour faire valoir nos droits.
Ce collectif assure une permanence un mercredi sur 2, à 18 h 30, au local Solidaires 13, 29 boulevard Longchamp 13001 Marseille.
Vous pouvez les contacter au 07 51 47 21 56 et là : btp13@riseup.net
Nous avons laissé quelques bouquins en dépôt-vente chez Manifesten.
N’hésitez pas à aller y faire un tour, c’est au 59 rue Thiers.
De nombreux cordistes marseillais étaient aussi présents, ce qui a donné l’envie de bientôt se revoir.
Une prochaine réunion du groupe cordistes marseillais sera bientôt annoncée.
Restez attentifs 😉
𝗟𝗔 𝗚𝗔𝗭𝗘𝗧𝗧𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝗣𝗥𝗢𝗟𝗢𝗦 𝗔𝗨 𝗖𝗛𝗔𝗠𝗣𝗜𝗢𝗡𝗡𝗔𝗧 𝗗𝗘𝗦 𝗣𝗔𝗧𝗥𝗢𝗡𝗦
Jeudi 19 et vendredi 20 mai, se tiendra le championnat de France cordistes à Lyon. L’association Cordistes en colère, cordistes solidaires sera présente. L’occasion de rencontrer les cordistes qui seront également présents. L’occasion aussi d’y faire valoir les problématiques des travailleurs et travailleuses. L’occasion encore et toujours de revendiquer le respect de nos droits et de meilleures conditions de travail.
Ci-dessous la Gazette qui sera diffusée par l’association au cours de ces deux jours.
MARSEILLE – Cordistes et ouvriers du BTP, quelles luttes, quelles solidarités ?
« 𝐸𝑛 ℎ𝑎𝑢𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑟𝑠, 𝑠𝑢𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑏𝑎𝑟𝑟𝑎𝑔𝑒𝑠, 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑜𝑙𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒𝑠, 𝑎𝑢 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑜𝑢𝑟 𝐸𝑖𝑓𝑓𝑒𝑙 𝑜𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒𝑠 𝑓𝑎𝑙𝑎𝑖𝑠𝑒𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑟𝑑𝑖𝑠𝑡𝑒𝑠 𝑣𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑜𝑢𝑡. 𝐼𝑙 𝑠𝑜𝑛𝑡 8500 𝑒𝑛 𝐹𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒, 𝑎𝑢𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑐𝑒𝑢𝑥 𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑜𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡… »
𝗖𝗼𝗿𝗱𝗶𝘀𝘁𝗲 : 𝗨𝗻 𝗺𝗲́𝘁𝗶𝗲𝗿 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗵𝗼𝗿𝘀 𝗻𝗼𝗿𝗺𝗲𝘀 ?
C’est en tout cas l’image que tentent de nous vendre les patrons de ce secteur.
C’est aussi le côté carte postale que l’on retrouve encore dans bien des médias.
Et c’est surtout cette illusion qui attire un nombre toujours plus important de nouveaux cordistes chaque année.
En réalité, les cordistes n’échappent en rien aux conditions de travail des près de 2 millions d’ouvriers et d’ouvrières du BTP. Un secteur qui année après année, reste tristement le plus accidentogène. Alors qu’ils représentent moins de 10 % des salariés en France, celles et ceux qui œuvrent quotidiennement sur les chantiers sont victimes de 18 % des accidents graves et de plus de 20 % des morts au travail chaque année.
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𝗖𝗵𝗲𝘇 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗿𝗱𝗶𝘀𝘁𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀 𝗺𝗲́𝘁𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗱𝘂 𝗕𝗧𝗣, derrière les images d’Épinal se cachent des statuts précaires avec une forte proportion d’intérimaires (la plupart en contrat à la semaine), et un auto-entreprenariat en fort développement. C’est aussi des rémunérations composées majoritairement de primes et d’indemnités, avec des salaires qui peinent à décoller du SMIC. C’est des manques récurrents sur les fiches de paye. C’est l’exploitation massive de personnes sans papiers, dans le mépris total du droit du travail. C’est des corps mis à rudes épreuves et souvent brisés après quelques années seulement. C’est une précarité de l’emploi qui empêche tout réel suivi médical, alors que se renouvellent quotidiennement les expositions à l’amiante, au plomb, et à tous les sublimes produits dits « CMR » (Cancérigènes, mutagènes et repro-toxiques). Expositions face auxquelles peu, voire aucune protection n’est mise en place, et qui patiemment, silencieusement, mais sûrement, rongent de l’intérieur. C’est des chantiers dispersés qui obligent à être quotidiennement sur les routes et leurs innombrables dangers quand se cumulent stress, rendement et fatigue des longues journées éreintantes.
Et c’est aussi un nombre important d’accidents graves, et trop souvent, mortels…
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𝗣𝗼𝘂𝗿 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗼𝘂𝘃𝗿𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗲𝘁 𝗼𝘂𝘃𝗿𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗕𝗧𝗣, la galère c’est aussi l’isolement et l’absence d’outils pour réussir à se défendre. Avec une dispersion dans plein de petites boîtes, une multiplicité de statuts différents et beaucoup de travail au black, c’est la solidarité qui en prend un coup et le chacun pour soi que le patronat cherche à imposer.
Face à ce constat, faisons bloc et organisons nous pour imposer le respect de nos droits et pour de meilleures conditions de travail !
Rencontre et débat avec l’association Cordistes en colère, cordistes solidaires et le nouveau Collectif BTP Autonome – Solidaires Construction13.
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𝗥𝗗𝗩 𝘀𝗮𝗺𝗲𝗱𝗶 𝟭𝟰 𝗺𝗮𝗶 𝗱𝗲̀𝘀 𝟭𝟵𝗵 𝗮̀ 𝗠𝗮𝗻𝗶𝗳𝗲𝘀𝘁𝗲𝗻
(59 Rue Adolphe Thiers, 13001 Marseille)
PRESSE – Morts au travail. Syndicats et associations tirent la sonnette d’alarme
Vidéo et article parus le 28 avril 2022 sur l’HUMANITÉ.fr
Un rassemblement s’est tenu aux abords du ministère du Travail afin de dénoncer les accidents mortels du travail, toujours plus nombreux en France. Une mobilisation qui s’inscrit dans le cadre de la journée internationale de la sécurité et de la santé au travail, ce jeudi 28 avril.
Le sujet de la vie au travail est resté étonnamment absent des débats liés à l’élection présidentielle et pourtant il concerne des millions de salariés. C’est le 28 avril qui a été choisi par l’OIT (Organisation internationale du travail) depuis 1996, afin de rappeler au monde l’enjeu de la santé et la sécurité au travail. Une mobilisation qui avait pour mot d’ordre cette année : « Halte à l’impunité patronale ! ».
A cette occasion, la Confédération européenne des syndicats (CES) met en garde : « si rien n’est fait pour rendre les lieux de travail plus sûrs, l’union européenne aura à déplorer plus de 27.000 décès d’ici 2029.»
Cordistes en colère
Une délégation de « cordistes en colère » s’est associée à l’évènement. Selon Grégory Molina, cordiste intérimaire en province : « Un manque de formation, d’informations et d’encadrement sur les chantiers liés avec une grande précarité de nos missions ne nous permet pas de mettre en avant notre droit de retrait car le risque serait de perdre son emploi ».
2.000 inspecteurs du travail
Selon Nicolas Bonnet-Oulaldj, président du groupe communiste au Conseil de Paris, il est utile de commémorer cette journée afin de rendre visible les morts au travail et ne pas les oublier. « En 10 ans, l’inspection du travail a perdu 16% de ses salariés »,…, « Aujourd’hui en France, il n’existe plus que 2.000 inspecteurs du travail » s’alarme l’élu de Paris.
Conscients des risques liés à la sécurité au travail
Quand à Frédéric Mau, secrétaire fédéral de la CGT Construction, il tient à préciser que les jeunes qui arrivent sur le marché du travail sont bien plus conscients des risques liés à la sécurité au travail. Le responsable syndical conclut en précisant : « Il suffit de comparer les moyens mis en place pour le code républicain de la route et les moyens mis en place pour le code républicain du travail ».
Source : L’Humanité.fr