AIDE AU CHOIX DES EPI ADAPTÉS AUX PEMP – De nouvelles recommandations sur le travail en nacelle

L’OPPBTP et l’INRS viennent de publier un guide qui précise les mesures à respecter lors du travail en nacelle. On y trouve un rappel de l’accidentologie particulièrement importante liée à ce type de travaux (basculement, collision, écrasement, chute de charges, …). En 2020, il est recensé 220 accidents, dont 19 mortels.
Parmi l’ensemble des accidents recensés entre 2000 et 2018, 57 % concernent des chutes de hauteur / éjections.

En effet, si une PEMP (plateforme élévatrice mobile de personnel) apporte une protection collective contre les chutes de hauteur, elle ne peut garantir une sécurité absolue, car le risque d’éjection reste présent (déséquilibre, glissement, basculement, renversement du panier…) qui pourrait entraîner une chute.
En raison de l’importance de ce risque d’éjection, le guide recommande le port systématique du harnais dans les PEMP, en particulier celles de type B (à élévation multidirectionnelle).

Dans ce sens, le guide explique en quoi un système de retenue n’est pas approprié pour la prévention des risques d’éjection et de chute de hauteur lors de l’utilisation des PEMP.

Il est donc préconisé de recourir à un système d’arrêt des chutes qui respecte les conditions suivantes :

• Le dispositif de maintien du corps doit être un harnais antichute intégral conforme à la norme EN 361.

• Le dispositif de liaison doit être suffisamment court pour que l’opérateur ne puisse pas être éjecté de la plateforme.

• L’antichute doit comporter un absorbeur d’énergie, de façon à garantir que les forces d’impact agissant sur le corps de l’utilisateur lors d’un éventuel arrêt de chute soient limitées à 600 daN au maximum.


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Le guide complet est téléchargeable sur ce lien : https://www.preventionbtp.fr/ressources/documentation/ouvrage/aide-au-choix-des-epi-adaptes-aux-pemp_zqvLozJWzbNpdH9kvrcC5

Piratage de la page Facebook de l’association

Depuis dimanche 22 octobre l’administration de la page facebook de l’association n’est plus accessible par l’équipe de modération.
Des démarches sont en cours auprès de Facebook pour résoudre ce problème.
Dans l’attente, nous continuerons à faire notre travail d’information par le bais de cette page provisoire : Cordistes en colère, cordistes solidaires – page provisoire –

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Appel à témoignage : N’acceptons plus les pratiques comme celles de l’entreprise Cabestan !

Connue de tous les cordistes

La société Cabestan est tristement connue comme le loup blanc dans la profession de cordiste.
Peut-être l’entreprise la plus citée lorsqu’on demande aux collègues d’évoquer leurs pires expériences de travail. Tristement connue aussi pour ses multiples accidents, dont le décès d’un collègue sur un chantier en Guyane en juillet 2016.
Depuis les bientôt cinq ans d’activité de l’association, les remontées de collègues concernant cette société s’accumulent.

La première venait de Vincent, qui en 2019 avait eu l’audace de ne pas accepter la prolongation de son contrat après qu’il avait trouvé de meilleures conditions ailleurs. La réponse ne s’était pas fait attendre : blacklistage en règle de la part de l’agence d’intérim, qui avait répondu sans sourciller aux exigences d’Amancio Novais, « Dirigeant / Général / Manager » de Cabestan :

« Il va falloir faire quelque chose pour qu’ils arrêtent de mener la barque et de tenir leurs engagements [sic !], cela en va de la viabilité des entreprises.
Merci de faire le nécessaire afin de remplacer ces personnes afin que nos chantiers continuent.
Les négociations se passent en amont et non en plein milieu d’un chantier, nos engagement et nos implications ne doivent pas capoter à cause de chantage de la part de Cordistes. »

Le ton était donné, et serait systématiquement confirmé par les récits de collègues que l’association continue de recevoir année après année.

Toujours les mêmes problèmes

Plusieurs éléments caractérisent immuablement ces remontées :

Systématiquement, les collègues témoignent de chantiers réalisés exclusivement par des intérimaires, pour la plupart débutants. À se demander où sont les embauchés de cette entreprise. Rares sont les équipes comprenant un CQP 2 (CQP TC) ou équivalent. Constamment, le matériel est manquant, qu’il s’agisse d’EPI ou d’outillage. Longtemps il était systématiquement exigé aux intérimaires de fournir l’intégralité de leur propres EPI. Harnais et agrès. OK, ça c’était classique. Mais aussi : sangles, mousquetons, protège-cordes, protège-acrotère… À se demander si cette société a bien compris les subtiles différences entre les statuts d’indépendant et d’intérimaire.

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