27-28 janvier – ASSEMBLÉE ouvrières et ouvriers cordistes (Aubervilliers)

INFOS PRATIQUES

LOGEMENT : 14 couchages à l’intérieur (+ matelas de sol possible)
…….….……….……(prévoir oreiller et sac de couchage)

REPAS : Chacun apporte de quoi partager à manger et à boire (auberge espagnole). Les repas de samedi midi, samedi soir et dimanche midi seront prévu d’avance.

POUR TOUS CONTACT : contact@cordistesencolere.fr
……………………….…..    06 14 70 89 32

INSCRIPTIONS : Afin de dimensionner le nombre de couchages et les repas, merci de t’inscrire en cliquant sur le lien : https://forms.gle/auXfSGQBQGyWpoCH8

PRIX LIBRE : L’ensemble du week-end est à prix libre (repas, logement et frais divers). Chacun donne selon ses moyens en contribuant au pot commun. 


Je m’inscris pour
réserver une place de couchage :


C’EST OÙ QUE ÇA SE PASSE ?

163 rue Henri Barbusse, AUBERVILLIERS
(Métro 12 – Mairie d’Aubervilliers)


RADIO – Résistances des cordistes contre des conditions de travail inacceptables

En mai dernier, plusieurs cordistes, dont Thibaud et Ekaterina ont travaillé sur la tour Hekla dans le quartier de la défense, dans des conditions de travail indignes : matériel non fourni, mesures de sécurité non assurés. Face à ces conditions, ils font valoir leur droit de retrait. Plusieurs mois plus tard, au moment de recevoir leur paie, celle ci est amputée de nombreuses heures de travail effectués.

Micros Rebelles a interviewé Grégory Molina, membre et co-fondateur des cordistes en colères, cordistes solidaires, association qui a suivi et soutenu ces deux travailleur et travailleuse. Il nous parle des conditions de travail au sein de cette profession qui comptabilise près de 10 000 personnes en France.

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PRUD’HOMMES : Jarnias condamné pour licenciement abusif. Les demandes liées aux grands déplacements retoquées. Fin de l’histoire ?

Le 21 février dernier se tenait l’audience en Conseil de prud’hommes, à Paris, dans le conflit opposant l’entreprise de travaux sur cordes Jarnias et Jules, un de ses anciens ouvriers cordistes, venu réclamer le respect de ses droits.
Il y a quelques mois, le jugement tombait.
Il est aujourd’hui définitif.

Jules avait saisi la justice pour contester le fondement de son licenciement, motivé, selon Jarnias, par une faute grave qu’il aurait commise alors qu’il était embauché en durée indéterminée sur le chantier de Notre-Dame-de-Paris. Mais aussi pour réclamer le paiement en calendaire de ses indemnités de grand déplacement, ainsi que l’indemnisation de ses heures de trajet et frais de transport pour joindre, toutes les deux semaines, son domicile situé en région lyonnaise et le chantier parisien.
On peut relire à ce sujet l’article « 
Entreprise décomplexée versus ouvriers lésés : les dessous du chantier Notre-Dame », qui revient largement sur les faits et apporte un récit détaillé du déroulé du jugement.

Mi-juillet, le conseil de prud’hommes de Paris a transmis sa décision écrite et étayée de ses motivations.

Sur le licenciement

Six mois à peine après son embauche en CDI de chantier, Jules commençait à être convoqué par la direction de Jarnias. Face à une baisse de l’activité sur le chantier, on lui demandait de partir. Tout simplement… Protégé par son contrat, Jules refusait. Légitimement. Tous les mois, on l’a ensuite reconvoqué pour s’assurer qu’il n’avait pas changé d’avis, ou l’y encourager fortement. Peu de temps après qu’il a tenu tête lors d’un énième entretien avec Xavier Rodriguez, le PDG de Jarnias, une faute grave lui était signifiée : avoir fait reposer tout le poids de son corps sur l’édifice encore branlant. Fait que Jules contesta immédiatement. Arc-boutée, l’entreprise le mettait à pied, puis au bout d’un mois le licenciait.

Pour ce préjudice, Jules réclamait un peu plus de 10 000 euros de rappels de salaire et d’indemnités.
Dans son jugement, le conseil de prud’hommes écrit : « la SAS JARNIAS TRAVAUX SPÉCIAUX ne fait qu’affirmer que le salarié n’a pas respecté les mesures de sécurité en matière de tension de corde et de pression de son poids sur les gerbes sans apporter le moindre élément ». En conséquence, le conseil juge abusif ce licenciement, car dépourvu de cause réelle et sérieuse. Au centime près, Jarnias est donc condamné à verser à Jules les sommes demandées à ce titre.

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24/11 – REIMS : Rassemblement en soutien à Fanny et Fred

au Pôle social du tribunal Judiciaire de Reims (place Myron Herrick)

En mars 2012, Arthur Bertelli et Vincent Dequin perdaient la vie ensevelis sous des tonnes de sucre au fond d’un silo de l’usine Cristal Union à Bazancourt, dans la Marne.
Près de 12 ans plus tard, l’interminable parcours judiciaire n’est toujours pas clôturé.
Ce jour-là, ce sera le volet civil, avec la demande de reconnaissance de la faute inexcusable de la chaîne d’employeurs ayant envoyé ces cordistes à la mort.
Fanny était la compagne de Vincent.
Fred est un rescapé de l’accident. Au côté d’Arthur et Vincent, il était aussi au fond du silo et s’en est sorti in-extremis.
Après avoir été condamnées pour homicides involontaires par la Cour d’appel de Reims, les sociétés Cristal Union et Carrard Services seront jugées au côté de la société SETT intérim qui était l’employeur direct des cordistes.

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Toutes les infos sur l’accident et les suites judiciaires à lire ici : https://cordistesencolere.fr/dans-la-presse/accidents-de-travail/arthur-vincent-2012/

Des cordistes revendiquent plus de sécurité à la DGT- Bilan d’étape + tournée de recueil des doléances

Depuis bientôt un an, l’association Cordistes en colère, cordistes solidaires et le syndicat Solidarité Cordistes participent à des travaux en lien avec la direction générale du Travail (DGT). De nombreuses revendications y sont portées pour tenter d’enrayer l’hécatombe qui, année après année, continue de frapper les ouvrières et ouvriers cordistes.
Après une première série de réunions et l’amorce de certains travaux, il nous semblait important d’en rendre compte.

Un groupe de travail DGT « Travaux sur cordes »

Inscrits dans le cadre du 4e plan santé au travail du gouvernement, ces travaux sont prévus pour durer au moins jusqu’en 2025. Piloté par la DGT, un groupe de travail spécifique aux travaux sur cordes a donc commencé à se réunir depuis le printemps dernier. Au rythme d’environ une réunion tous les trois mois, une vingtaine d’organismes s’y retrouvent : l’association et le syndicat Solidarité Cordistes, pour le côté salarial ; France Travaux sur Cordes (FTC), French Rope et un groupe d’agences d’intérim, pour le côté patronal de la profession ; Irata, FTC et le Greta, pour la définition des référentiels de formation ; mais aussi des organismes préventeurs (Cnam, INRS, OPPBTP, MSA) et certaines fédérations patronales (FFB, FNTP, Capeb, UMGCCP).

Dès la première réunion du groupe de travail, en décembre 2022, à laquelle l’association était invitée, nous posions les bases de nos revendications.
Quinze points détaillés, suggérés en réponse aux nombreuses problématiques que nous rencontrons dans le métier. Parmi ces quinze points, seuls deux ne seront pas traités dans le cadre du groupe de travail DGT, car dépassant la question spécifique des travaux sur cordes (manque de moyens pour l’inspection du travail, condamnations en cas d’accident insuffisamment dissuasives). Les treize autres points ont été retenus et constituent aujourd’hui, avec quelques autres propositions, la trame principale du groupe de travail.

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PRESSE – L’HUMANITÉ : À 220 mètres de haut, on ne joue pas avec la vie de ses salariés

Paru le 29 octobre 2023 dans L’Humanité

BÂTIMENT : L’entreprise Cabestan est dans le viseur de l’association Cordistes en colère cordistes solidaires, pour mauvaises conditions de travail et absence de paiements de ses intérimaires. Plusieurs cordistes témoignent.

Manque d’équipement, absence d’accès à l’eau, fin de mission précoce, erreurs importantes sur les fiches de paye… L’entreprise Cabestan récolte depuis plusieurs années la méfiance des cordistes intérimaires ayant travaillé pour elle, sur de nombreux projets.
« Ça fait des années que nous avons des remontées de salariés sur Cabestan. Cette société est connue comme le loup blanc. Les cordistes avec de l’expérience savent qu’il y a des problèmes de sécurité, que ceux qui travaillent pour eux sont méprisés », explique Grégory Molina, de l’association Cordistes en colère cordistes solidaires, suite à la publication de deux articles sur son site, concernant l’entreprise. Des problèmes de sécurité ont été largement notifiés par les intérimaires de Cabestan. Trois cordistes ayant travaillé sur le nettoyage de vitres de la tour Hekla en mai dernier pour le compte de l’entreprise ont décidé de témoigner auprès de l’Humanité.

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Avec l’entreprise Cabestan : des conditions de travail éclatantes sur la tour Hekla.

Quelques mois avant

En février 2023, plusieurs agences d’intérim diffusaient la même annonce :

« Recherche pour son client :
6 cordistes qualifiés pour le nettoyage de vitres pour une durée de 2 mois à partir du 23 février à Puteaux. Travail de grande hauteur, 220 mètres. L’intervention consistera en une descente par jour en continu de 8 heures à 16 heures. GD : 51 €/j. Expérience et KIT nécessaires. »

À juste titre, de nombreux cordistes s’étaient immédiatement outrés de telles conditions : EPI fournis par l’intérimaire, et huit heures sans pause suspendu dans un harnais ! Il n’y a que ceux qui ne mettent jamais leur cul dans un baudard qui peuvent imposer de telles conditions…
Après les séries de commentaires incendiaires de collègues, et les mails de l’association adressés directement aux agences d’intérim concernées, ces multiples annonces disparaissaient enfin des réseaux. Six mois plus tard, on ne sait toujours pas quelle est l’entreprise utilisatrice qui s’est permis de proposer un travail à de telles conditions.

…un chantier avec Cabestan sur la Tour Hekla

Mais, dans le courant de l’été, des collègues lésés par la société Cabestan contactent l’association…
En effet, au début de mai 2023, cette société les avait missionnés sur un chantier via diverses agences d’intérim, dont notamment Actrium Évreux GTS, Menco Évreux et Ergos Cordes.
Le chantier en question consiste au nettoyage des vitres de la tour Hekla. Une tour de 220 mètres de hauteur. Située sur la commune de Puteaux, dans le quartier de la Défense… Étranges coïncidences…

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24 et 25 juin – ASSEMBLÉE OUVRIÈRES et OUVRIERS CORDISTES


https://forms.gle/Bh3cryMesCbq3A4PA

Des places de covoiturage sont déjà disponibles au départ de :

– Nîmes
– Lyon
– Perpignan
– Amiens
– Metz

Si vous êtes intéressé pour une place,
envoyez un message au  06 14 70 89 32


AU PROGRAMME DU WEEK-END :


VENDREDI :
dès 18h – Arrivée, installation, apéro !


SAMEDI :
 ..– dès 9h – Assemblée de travailleurs cordistes
……………………(Ci-dessous, le programme des discussions)…………………………
…………..….– 21h – Repas
……………..– Jusqu’à pas d’heure :
………………..Big soirée « ramène ton instru et ta playlist! »


DIMANCHE :
– Discussions en groupes de travail définis la veille
……………….– Prépa du festival des DERNIERS DE CORDÉE
……………….–Notamment les démos/spectacles « Il ressemble à quoi ton métier ? »
……………….–(mix cordes / échaf / riggeurs / et autres surprises)
…………………Ci-dessous l’affiche provisoire du festival


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Une belle initiative à ne pas rater !

ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES SETT, ERGOS et NEXT INTÉRIM : Des élus pour défendre les intérêts des travailleurs face aux directions ?

  

Nous relayons ci-dessous l’appel que nous transmet la CGT intérim.
Elle nous informe que des élections professionnelles se tiendront prochainement au sein du groupe ACTUAL (SETT intérim et ERGOS cordes).

Peu de salariés sont au courant car la direction d’ACTUAL n’a accepté qu’un affichage en agence (pas d’information mail ou courrier aux intérimaires.

La CGT intérim propose à tous les intérimaires SETT et ERGOS CORDES qui souhaiteraient défendre les intérêts des travailleurs et être une réelle force d’opposition face à la direction, de monter une liste sous l’étiquette CGT.

L’avantage d’avoir des délégués du personnel dans son agence d’intérim, c’est pouvoir avoir un droit de regard dans le fonctionnement de l’entreprise.
Les élus peuvent faire partie des Commissions Santé Sécurité et Conditions de Travail qui se réunissent tous les 3 mois ainsi que le CSE sur les problèmes de Santé et Sécurité.

Ils peuvent faire des propositions et la direction doit leur répondre de manière motivée. Le CSE doit aussi se réunir en cas d’accident grave et peut effectuer des enquêtes.
L’Inspection du Travail, la CARSAT, et la médecine du travail peuvent assister à ces réunions.

En cas de carence de CSE, s’il y a éventuellement des candidats, il est possible de redemander des élections à partir de 6 mois après cette carence.

Si vous êtes motivé pour vous présenter aux élections au sein d’ACTUAL, vous pouvez contacter la CGT intérim (JAKOBCZAK Vivian, 06 83 13 37 06), et / ou retourner le bulletin ci-dessous à la CGT Intérim jusqu’au 13 Juin .

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À savoir aussi, que des élections se tiendront également chez NEXT Intérim, filiale de d’Hydrokarst. Le premier tour d’élection aura lieu le 4 juillet.
Ici-aussi, que ce soit via la CGT intérim, un autre syndicat, ou de manière autonome, avoir des représentants du personnel assure aux intérimaires de pouvoir peser dans les choix et orientations pris par la direction.
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Pour les autres agences d’intérim, la CGT peut avoir la date des élections et prévoir le renouvellement. N’hésitez pas à les contacter.

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Qu’importe l’étiquette, l’association Cordistes en colère, cordistes solidaires, et le syndicat Solidarité Cordistes : Syndicat indépendant des cordistes de France (SYSOCO) défendent évidement toute démarche visant à défendre les intérêts des travailleuses et travailleurs.

On encourage donc les intérimaires intéressés à prendre contact avec la CGT intérim, et / ou l’association pour échanger sur tout ça et à mettre ensemble toutes les chances de leur côté pour faire évoluer au mieux les conditions de travail au sein de toutes les agences d’intérim.