PARIS – Réunion du groupe local de cordistes – vendredi 28 avril dès 19h

Le soir, après le rassemblement devant le ministère du travail, nous nous retrouvons au bar El Zocalo pour une soirée « cordistes ».
L’occasion de revenir notamment sur notre dernière communication :
Cordistes, une profession de débutants 

N’hésitez pas à venir apporter votre témoignage, prendre part aux débats, à étoffer le réseau de solidarité en place, qui ne demande qu’à s’étendre.

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DÉCRYPTAGE – CORDISTES : une profession de débutants

Combien de travailleurs cordistes compte la profession ?
8 500 ?  10 000 ?  15 643 ?
Déjà, se poser la question, c’est mettre le doigt sur les carences de la structuration du métier. La profession ne disposant pas d’un code APE propre, tout recensement exhaustif fiable, indépendant de tout intérêt partisan est impossible.
Nous rappelons que cette revendication est portée par l’association Cordistes en colère cordistes solidaires. La demande officielle a été formulée auprès des services de l’INSEE, qui étudient actuellement la demande. Une demande qui a été co-signée par notre association, le syndicat Solidarité Cordistes, le SIM (syndicat interprofessionnel de la montagne), la CAPEB Grand Paris, et le syndicat d’employeurs SETAD Rhône-Alpes.
C’est un travail de longue haleine, qui ne pourra aboutir qu’à long terme.
En attendant, il nous faut trouver une base la plus objective possible.

Les enjeux sont multiples. LIRE la SUITE

Pour la fin des violences policières :
JEUDI 19H, DEVANT TOUTES LES PRÉFECTURES

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L’association Cordistes en colère, cordistes solidaires n’a pas pour habitude de relayer des informations qui dépassent les intérêts immédiats des travailleuses et travailleurs cordistes.
Mais dans le contexte social actuel, nous avons décidé de déroger à cette habitude en co-signant l’appel ci-dessous.

Face à la violence d’un système économique en roue libre.
Face à la violence de l’État et de sa police.
Une seule réponse nous semble valable : la lutte et la solidarité !

Lire l’appel à rassemblement 

FRANÇOIS – Procès en appel des entreprise Garelli et Manpower

Accident mortel de François Chirat
𝗟𝗲𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲𝘀 𝗚𝗔𝗥𝗘𝗟𝗟𝗜 𝗲𝘁 𝗠𝗔𝗡𝗣𝗢𝗪𝗘𝗥 𝗷𝘂𝗴𝗲́𝗲𝘀 𝗲𝗻 𝗮𝗽𝗽𝗲𝗹.

La faute inexcusable de ces deux sociétés avait été reconnue par le Pôle social du tribunal judiciaire de Valence en septembre 2021.
Elles avaient été condamnées à verser 100 000€ de dommages et intérêts aux proches de François.
Ayant toutes deux fait appel de leur condamnation, elles étaient de nouveau jugées le jeudi 2 mars par la Cour d’appel de Grenoble.

Ces deux sociétés contestent notamment d’avoir été condamnées sur le fait de ne pas avoir dispensé de formation renforcée à la sécurité pour François, qui était intérimaire.
Disposition pourtant clairement établie par l’article L4154-2 du code du travail.
Elles partent du principe qu’ayant un certificat d’aptitude au travaux sur cordes, François devait être dispensé d’une telle formation.

Une telle réflexion implique de considérer qu’une fois sa formation initiale en poche, un cordiste serait compétent à vie et en toutes circonstances. Aucun rappel nécessaire. Aucune précision nécessaire sur les modes opératoires propres à chaque chantier, chaque entreprise…
Une telle position questionne gravement sur les conditions d’accueil des travailleurs temporaires au sein des sociétés GARELLI et MANPOWER.

En parallèle, ces deux sociétés, ne se sont pas exprimées sur les autres faits reprochés.
Parti à 2h du matin depuis son domicile, François était arrivé vers 6h sur ce chantier du Var. Sur place, aucun chef d’équipe, aucun chef de chantier, uniquement des intérimaires.
Une absence criante de supervision que le tribunal de Valence soulevait dans son jugement : « le recours régulier à des intérimaires entraînant un éparpillement des savoirs individuels de prudence et la méconnaissance des spécificités des chantiers et la nécessité de les découvrir en très peu de temps, l’absence d’encadrement des trois cordistes intérimaires chargés du chantier qui aurait pu par exemple imposer une double corde ou affecter un salarié au sol après une longue route de nuit « .

Me TEYSSIER, l’avocat de la famille de François a rappelé l’ensemble de ces manquements. Il a également insisté sur l’incohérence de l’argumentaire des deux sociétés concernant la formation renforcée à la sécurité. Selon lui, valider la lecture avancée par les sociétés « Ce serait gravissime et un précédent lourd de conséquences pour les travailleurs dans le futur. »

Le délibéré sera rendu le 16 mai prochain.

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Pour rappel, lire ici le récit de l’accident : https://cordistesencolere.fr/dans-la-presse/accidents-de-travail/francois-garelli/

Grève 7 mars


DEMAIN, C’EST GRÈVE GÉNÉRALE !
𝗔𝗹𝗼𝗿𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗿𝗱𝗶𝘀𝘁𝗲𝘀, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝗻 𝘀𝗲𝗿𝗮 ?

Comme beaucoup de collègues du BTP, une carrière de cordiste, c’est synonyme de tendinites, hernies, arthrose, lombalgies, arthrite, usure, blessures, … et parfois, trop souvent, de vies brisées.
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Vous en connaissez combien des cordistes qui ont réussi à faire leur carrière complète dans le métier et sur chantier ?
Ah oui, il faut réfléchir pour les trouver ceux-là !
Pourquoi ?
Parce que dans ce métier comme dans tout le BTP, la seule prise en compte de la pénibilité c’est tu dégages et on prend des p’tits jeunes fraîchement sortis de formation. Comme ça on les paye moins cher, et en plus, eux, ils en veulent…
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La pénibilité dans le BTP ?
« Ça n’existe pas. » Nous disent patrons et gouvernement.
« Alors 2 ans de plus à trimer, vous allez pas chouiner !!
Vous avez bien accepté les réformes du chômage, la loi travail, la baisse des APL, le gel des salaires, … alors pourquoi pas 2 ans en moins de retraite ? »
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Pendant ce temps-là, les grosses fortunes du pays continuent à se faire du blé sur notre dos, notre santé, nos vies.
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Pendant ce temps-là, les cadeaux au patronat et à la bourgeoisie s’enchaînent : suppression de l’ISF, baisse des cotisations patronales, CICE, avantages fiscaux…
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Pendant ce temps-là, tout augmente sauf les salaires.
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Avec son ampleur inédite, le mouvement de protestation en cours pourrait faire chanceler le gouvernement.
Perdre cette bataille nous condamnerait à des années de recul social.
La gagner laisserait entrevoir une bouffée d’air pour tous les combats à venir.
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Alors demain, et les jours suivants, on fait quoi les cordistes ?

SOUVENIR – Quentin aurait eu 27 ans aujourd’hui



Podcast à ré-écouter :

Pour l’occasion, nous vous proposons de redécouvrir ce texte paru dans l’ouvrage édité collectivement par l’association en 2019.


QUENTIN, UN BON GAMIN

Texte issu du livre Chroniques sur cordes, Éric Louis, septembre 2019

Lecture : Sibylle Luperce
Réalisation : Dassou Territavou
Création musicale : France Timmermans
Enregistré dans le Studio Octave Tierce, à Amiens.

 

 

PARIS – 13/12/2022 – Entretien à la DGT, réunion cordistes au Zokalo et virée dans les catacombes

Entretien à la DGT – Début d’une série de consultations au sein de la profession 

Le mardi 13 décembre, nous étions invités à la Direction Générale du Travail. (DGT.)
Pour rappel, le ministère du travail dévoilait en début d’année son Plan Santé 4.
Ce document mettait en exergue la grande attention des autorités au sujet des travaux sur cordes. La déclaration d’intention était belle. Mais nous ne nous payons pas de mots.
Alors nous avons soumis aux services concernés une batterie de questions concrètes.

C’est ainsi que nous recevions en décembre une invitation à venir faire valoir nos revendications.

Gilbert De Stefano, chef du bureau des équipements et des lieux de travail (CT3) et Lucie Mediavilla, chargée de mission, nous ont accueillis à la Sous-direction des conditions de travail, au sein de la DGT.

Julien Rivollet, Stéphane Duchère, Grégory Molina, Charles Lanza et Eric Louis composaient la délégation représentant l’association.

Crédit photo : Stéphane Marcault

Pendant deux heures, nous avons eu la liberté d’exposer les problématiques que nous rencontrons dans le métier.
Dans les semaines qui viennent, seront également reçus d’autres acteurs de la profession. France Travaux sur Cordes, l’OPPBTP, l’INRS, l’IRATA.

Et dès le début de l’année 2023, nous nous retrouverons tous autour de la table, à la DGT, afin de continuer à creuser les sujets évoqués. Nous ne manquerons pas de donner plus de précisions une fois les sujets de discussions clairement définis.

C’est une grande satisfaction de voir que nous serons intégrés aux négociations à venir. Le travail que nous effectuons sans relâche depuis maintenant 4 ans n’y est sans doute pas étranger. Nous aurons à cœur de faire évoluer les conditions d’exercice des travailleurs cordistes.

Crédit photo : Stéphane Marcault

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